Ces masques sont distribués gratuitement aux hôpitaux et aux personnes sans-abri. Les particuliers qui souhaitent s'en procurer doivent, eux, faire un don, qui sera reversé à une association humanitaire.

Depuis trois semaines, une trentaine de bénévoles du sud de Bruxelles se mobilisent pour confectionner des masques en tissu. Ceux-ci ont pour but d’être distribués gratuitement aux hôpitaux, évidemment, mais également aux personnes les plus démunies et les plus exposées par la crise du covid-19 comme les personnes sans-abri ou les réfugiés.

Ces masques sont aussi confectionnés pour les particuliers et les entreprises. "Dans ce cas, ils doivent faire un don de leur choix via les pages Facebook et Instagram Nectar. Les dons récoltés seront reversés à une association qui replante des arbres. Quelque 2500 masques ont déjà pu être distribués", explique Côme Thiery, à l'origine de l'initiative avec Benjamin Desmet.

"Concrètement, nous avons mis en place un réseau de bénévoles pour découper du tissu et créer des masques réutilisables. Ainsi, ceux qui ont des talents de couturiers et qui disposent d’une machine à couture s’occupent de la confection des masques, tant que les autres s’occupent de couper le tissu. Notre réseau de bénévole vient de Linkebeek, Rhode-Saint-Genèse, d'Uccle ou Ixelles."

Initialement, les deux acolytes travaillent au sein d’une plateforme de vente de vêtements de seconde main mais ils ont momentanément du stopper leur activité avec la crise que nous traversons. "Nous savons désormais que tout le monde va devoir porter un masque et nous avons donc voulu retrousser nos manches pour participer à l’élan de solidarité qui s’organise un peu partout", poursuit Côme, Linkebeekois d'origine.

Tout le matériel est centralisé dans son domicile et les personnes viennent les récupérer pour confectionner les masques depuis chez eux. "Nous veillons évidemment à respecter les consignes de distanciation sociale et les règles sanitaires."

L'action continuera au moins jusqu'au 18 mai. "Par après, le nombre de bénévoles diminuera car beaucoup reprendront le travail, mais nous continuerons aussi longtemps que nous le pourrons", conclut Côme.