Après les infractions pour stationnement illégal viennent la propreté et la sécurité publique.

Pour les faits sanctionnés qui ne relèvent pas de l’arrêt et du stationnement, les principales incivilités concernent "la propreté et salubrité publique" (56 %), puis la "sécurité publique et commodité de passage" (26 %), les "infractions mixtes" (10 %) et la "tranquillité publique" (7 %).

Au rayon propreté, le comportement le plus souvent sanctionné consiste à "sortir ses poubelles le mauvais jour ou à une mauvaise heure" (3 412 PV), "souiller la voie publique et cracher, uriner et déféquer sur la voie publique" (2 125 PV) viennent ensuite.

Pour la sécurité, c’est "l’entrave à la circulation des véhicules et l’incommodation des piétons" qui arrive en tête avec 2 624 PV, puis "l’entrave à la circulation des véhicules de secours" (976 PV), "l’occupation privative de l’espace publique et les rassemblements non autorisés viennent ensuite." Le vol, avec 275 PV (surtout à Anderlecht) et le tapage nocturne, avec 224 PV (surtout à Etterbeek) sont les infractions les plus représentées dans la catégorie des infractions mixtes.

À côté des règlements-taxes communaux, il existe aussi un cadre légal régional. Bruxelles-Propreté (Agence régionale pour la propreté, ci-après ARP) est en effet compétente pour verbaliser toutes les infractions en matière de déchets. Il s’agit donc de montants potentiellement bien plus élevés que dans le cas des SAC (amendes limitées à 350 € pour les contrevenants majeurs et 175 € pour les mineurs).

Les agents qui effectuent les constats et rédigent ces PV sont des agents désignés par Bruxelles-Propreté (25 agents constatateurs fin 2017), des agents communaux désignés par le collège communal ou encore des policiers. Pour 2016 et 2017, dans l’ensemble de la Région, Bruxelles-Propreté a ainsi traité respectivement 4 527 et 3 101 PV, soit une diminution de -27 % entre ces deux années. Une majorité de ces PV a débouché sur une amende (60,9 % en 2016 et 61,4 % en 2017).