La commune de Pepinster, complètement dévastée par les inondations de la mi-juillet a mauvaise mine. Depuis plus d’un mois et demi, les habitants déblayent, lavent et reconstruisent ensemble et à l’aide de nombreux bénévoles.

C’est Bart Uyttersprot, responsable à Victor Horta, qui lance l’idée au professeur de bois Patrick Paris et son collègue, le professeur de sanitaire. Dès le matin, ils sont partis avec leurs élèves : Issam, Ardian, Atilla, Ozkan, Musa et Adam. “Dès qu’on est arrivé, on s’est rendu compte de la gravité en fait. On a pu voir en vrai les dégâts sur place et plus seulement les images à la télé qui passent seulement une minute. Il y a des débris partout, c’est délabré, même inhabité”, explique Issam.

On a vu des voitures encore empilées  ! Beaucoup de débris ont déjà été débarrassés mais on se rend compte que ça a pris dix minutes pour détruire et que ça prendra des années pour tout reconstruire. Y’a du boulot…”, ajoute Ardian. Sur place, les jeunes se sont occupés d’une école primaire, principalement du bureau du directeur des trois écoles libres de Pepinster, Laurent David.

L’école de la Providence a été la plus touchée des trois, et les réparations prendront sûrement des années. Les élèves doivent donc déménager sur le site de l’école Saint-Lambert, juste à côté. Des conteneurs (futures salles de classe) sont en train d’être installés pour les accueillir. “Nous avons réparé des portes et installé un nouvel évier ”, explique les élèves.

© DR.
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Les gens sont étonnés de l’aide qu’ils ont de plus loin comme de Flandre ou de Bruxelles. Ils disent que toute aide est bonne à prendre”, poursuit Adrian. “C’est une vraie leçon, on voit que dans la vie on peut tout perdre en un instant”.Sur le chemin aller-retour, les professeurs et les élèves ont aussi pu voir l’ampleur des dégâts dans les communes des alentours. Les six élèves sont même déjà motivés de retourner sur place. Dans le cadre de leur cours, ils réalisent des réparations chez des particuliers gratuitement. C’est même un bon exercice pour eux. Les catastrophes naturelles mettent en lumière le besoin de main-d’œuvre dans les métiers manuels.

Ce week-end, 150 personnes ont marché entre Verviers et Pepinster pour montrer leur solidarité aux sinistrés, mais aussi en remerciement aux bénévoles qui viennent aider.