"Des pompiers caillassés, c’est inacceptable. Je prends immédiatement un arrêté interdisant les rassemblements la nuit dans le quartier. Par ailleurs, j’ai demandé qu’on recherche par tous les moyens à identifier les auteurs. Solidarité totale avec les pompiers", a déclaré sur Twitter, la bourgmestre de Molenbeek-Saint-Jean, Catherine Moureaux.

Les faits se sont déroulés vers 01 h 15 jeudi sur l’avenue Mahatma Gandhi à Molenbeek-Saint-Jean. Des individus ont lancé des projectiles en direction de pompiers occupés à éteindre un incendie de poubelle. Il n’y a pas eu de blessé mais un véhicule a été endommagé, a indiqué en fin de matinée le porte-parole des pompiers bruxellois, Walter Derieuw.

"On peut se demander si les pompiers n’ont pas été appelés expressément pour se faire agresser", a-t-il ajouté.

Les pompiers ont été appelés à intervenir pour un incendie qui avait pris dans un container.

"En arrivant près du lieu indiqué, l’autopompe a été prise pour cible par des inconnus qui ont jeté des bouteilles de verre depuis un toit", précise le porte-parole des pompiers. "Des projectiles ont encore été lancés alors que les pompiers éteignaient l’incendie. Heureusement, aucun d’entre eux n’a été blessé, mais ils ont été particulièrement choqués de la situation."

L’autopompe a été légèrement endommagée à hauteur du toit.

"Les faits ont été constatés par la police et feront l’objet d’une enquête", selon Walter Derieuw. "La direction générale du Siamu va déposer plainte et se constituer partie civile. Nous ne pouvons tolérer que des secouristes soient victimes de violence gratuite lors de l’exercice de leur mission au service de la population", a-t-il conclu.

Réagissant dans un tweet, le secrétaire d’État en charge de la Lutte contre l’incendie et l’Aide médicale urgente, Pascal Smet, a qualifié ces actes d’"intolérables". "Ils doivent être condamnés fermement", a-t-il indiqué. "Je demande à la bourgmestre de Molenbeek et à la zone de police de tout faire pour assurer la sécurité des hommes et des femmes du Siamu lors de leurs interventions", a-t-il ajouté, affirmant avoir requis que "le Siamu se porte partie civile lorsque ce type d’actes est commis".

Pascal Smet prendra contact avec la bourgmestre de Molenbeek et la police, a confirmé sa porte-parole.

L’avenue Mahatma Gandhi de Molenbeek avait déjà fait parler d’elle dans nos colonnes en octobre 2019.

Les locataires des logements sociaux situés sur l’avenue souffraient d’un sentiment d’insécurité provoqué par le squat jour et nuit d’une vingtaine de jeunes dans les entrées des cinq immeubles.

La commune avait déjà pris la mesure des problèmes rencontrés par les habitants de ce quartier.