La Stib n'échappera pas à la Lez. La société de transports doit donc renouveler son parc de bus qui se meuvent à l'aide d'un moteur thermique, soit 411 bus diesel et 402 hybrides, recense La Capitale. "La prochaine échéance de remplacement de flotte de bus à la Stib est au 31 décembre 2024 lorsque les flottes Euro5 seront interdites de circulation à Bruxelles", expose logiquement la ministre de la Mobilité, Elke Van den Brandt (Groen). La Stib compte anticiper le rétrécissement du cadre légal de la LEZ puisque les nouveaux véhicules seront purement électriques, et non plus hybrides. "Si le Pacte Energétique Interfédéral belge n'impose pas encore de propulsion électrique pour les bus à remplacer à cette échéance, le gouvernement bruxellois a décidé d'accélérer la transition énergétique de la flotte bus en Région bruxelloise, en prévoyant que ces bus Euro5 seront remplacés par des bus à propulsion électrique."

Le remplacement se fera en deux temps. D'abord par les 52 véhicules Euro5 en 2024, ensuite par les 361 véhicules Euro6 entre 2028 et 2030. Enfin, il reste encore un peu de temps avant de voir les 402 bus hybrides disparaître, étant donné qu'ils seront remplacés entre 2033 et 2036. Ils seront peut-être, qui sait, remplacés par des bus à hydrogène, déjà en circulation pour des tests.

Les 52 véhicules Euro5 seront tous remplacés en 2024. Les 361 bus Euro6 seront eux remplacés entre 2028 et 2030 tandis que les 402 bus hybrides-électriques seront tous remplacés entre 2033 et 2036.  "L'intérêt principal est de recueillir des données de consommation sur les différentes lignes de la Stib à Bruxelles, par temps froids et chauds, en trafic congestionné et plus fluide. Sur base de l'analyse de ces données par les services de la Stib, et avec l'appui de l'ULB, la Stib pourra déterminer au mieux la quantité d'hydrogène dont elle aura besoin", avance la ministre. 

Contactée, la Stib ne sait pas encore quel budget sera nécessaire pour ce renouvellement. Mais en plus du budget des véhicules, un budget foncier sera également nécessaire. Plusieurs permis d'urbanisme sont à l'instruction, avance La Capitale qui révèle également que le dépôt Marly accueillera les nouvelles acquisitions.