Le groupe estime que le dialogue établi durant ces trois dernières semaines était des plus constructifs.

Le SETCa et la CNE ont déposé mardi, en front commun, un préavis de grève pour les maisons de repos Simonis et Wiart, situées à Jette. Les syndicats dénoncent notamment l'intention du groupe Orelia Zorg de fermer la résidence Simonis et d'enclencher la procédure Renault en raison de l'état déplorable du bâtiment acheté il y a un an. Au total, 67 emplois sont concernés par cette décision. "On n'obtient pas de réponse très claire sur le devenir de ce bâtiment, ce qui révolte particulièrement les travailleurs parce qu'une bonne partie d'entre eux sont là depuis trente ans, depuis l'ouverture de la maison", explique Nicolas De Commer, secrétaire permanent au SETCa Bruxelles-Halle-Vilvoorde.

Ce jeudi, Orelia Zorg a annoncé déplorer le dépôt de ce préavis qui prendra cours sous la quinzaine pour une période indéterminée. Selon le groupe, un dialogue très constructif suivait son cours depuis trois semaines avec les collaborateurs et les syndicats. Dans un communiqué, il déclare regretter que les "syndicats ne laissent aucune chance à cette concertation et souhaitent repousser la concertation sociale au 9 janvier prochain".

Le CEO d'Orelia Zorg confirme qu'à court terme, l'état de la résidence Simonis exige des travaux très importants qui rendent son occupation impossible. Si différentes options sont à l'étude, la fermeture à court terme de la résidence est une possibilité bien réelle, indique Johan Poel. "En cas de fermeture, toutes les options seront envisagées pour réaffecter un nombre maximal de collaborateurs dans une des autres résidences pour personnes âgées d'Orelia dans la région. Quelle que soit l'option privilégiée, l'intérêt de nos collaborateurs et de nos résidents primera toujours. Si la fermeture de cette résidence pour personnes âgées est inévitable, nous prendrons le temps nécessaire pour rechercher une alternative abordable avec les résidents et leur famille. Des places sont disponibles dans les autres résidences pour personnes âgées d'Orelia à Bruxelles, mais d'autres infrastructures proposent également des disponibilités."

En ce qui concerne la résidence Wiart, c'est la nouvelle direction qui est pointée du doigt par les travailleurs, qui l'accusent de racisme, harcèlement moral et menaces. "Orelia veut offrir à tous ses résidents un endroit chaleureux, a réagit Johan Poel qui assure qu'une enquête interne a été lancée pour collecter les griefs des collaborateurs. Nous sommes ouverts à un dialogue interne et constructif, mais nous ne souhaitons pas le mener via la presse."