Tous les dossiers dits "écofin" (soit touchant à des formes de criminalité économique ou financière comme le blanchiment d'argent ou la fraude fiscale) supposés être confiés à la PJF de Bruxelles se retrouvent depuis cet automne préalablement soumis à l'analyse d'une "commission de pondération". 
Composé de représentants du parquet, de l'auditorat du travail et de la PJF de Bruxelles, cet organe a désormais pour tâche de trier ces dossiers en fonction de leur degré de priorité. Pour approximativement un dossier sur cinq, cela se traduit par une mise "au frigo".
 
En l'état, 53 affaires "écofin" se sont déjà vues ranger en "catégorie 3" - selon une échelle allant de 1 à 3 - à l'issue de leur passage devant cette commission, a indiqué le parquet de Bruxelles. Elles ont dès lors peu de chance d'aboutir, selon le juge d'instruction Michel Claise.