Bruxelles

Le député libéral David Weytsman propose de réorganiser les horaires des collectes et d'utiliser des camions électrique.

En novembre 2018, la Région bruxelloise recensait 753 accidents de roulage survenus lors des récoltes des poubelles en 2018, soit une moyenne de deux incidents pas jour. Un chiffre qui reste stable et élevé, puisque l'Agence Bruxelles Propreté (ABP) en a compté 758 en 2015, 686 en 2016 et 901 en 2017.

Pour David Weytsman, député libéral, le problème est dû aux horaires des récoltes qui s'opèrent généralement pendant les heures de pointe. Il a interpellé la ministre en charge de la Propreté publique Fadila Laanan (PS) ce mardi matin. "Dans une Ville-région de plus en plus congestionnée, on ne peut pas autoriser le ramassage des déchets pendant les heures de pointe, en particulier sur les axes régionaux. Cela entraîne des ralentissements, et c'est aussi dangereux", explique le député régional en réaction à un spot publicitaire bruxellois qui appelle à la prudence des automobilistes lorsqu'ils sont derrière un camion poubelle.

David Weytsman propose donc de s'inspirer d'autres villes en prévoyant des récoltes plus tard en soirée, pour éviter dès lors les heures de pointe. Pour répondre à la question du bruit occasionné par cette ré-organisation, le député propose également d'utiliser uniquement des camions électriques.

"Dans la mesure du possible et selon les moyens à disposition les grands axes sont collectés tôt le matin ou après 9h30, donc en principe en dehors des heures de pointe. De plus, les tournées sont conçues de telle sorte qu’un camion reste le moins possible sur les grands axes", a répondu Fadila Laanan. "J’ai demandé à l’Agence d’étudier la possibilité de différer certaines collectes, notamment pour les axes commerciaux. L’Agence réalise également certaines collectes avec des camions électriques mais la généralisation à l’ensemble de la Région n’est pour l’instant pas possible."

Enfin, la ministre a rappelé les différentes mesures prises par la Région pour assurer la protection des agents, à savoir la distribution de livrets de sécurité à ces derniers, l'organisation de réunions d'information et de sensibilisation pour les agents, la diffusion de capsules vidéo dans les différents secteurs, l'obligation de formation pour les chauffeurs ayant eu plusieurs accidents de roulage à leur actif, et l'organisation de formations organisées par l'école régionale de propreté publique.