Tous les suspects dans le dossier d'une bande urbaine bruxelloise ayant prostitué plusieurs mineures qui se trouvaient en détention préventive ont pu quitter la prison, indique mardi Ofelia Avagian, l'avocate de l'un d'eux, confirmant une information du journal La Capitale.

Le juge d'instruction les a libérés sous conditions, peu après la mise en place des mesures de quarantaine pour lutter contre le coronavirus. Seul un suspect se trouve encore derrière les barreaux. Le parquet de Bruxelles n'a cependant pas pu confirmer ou infirmer cette information. Mi-janvier, on avait appris que la justice bruxelloise avait démantelé une bande urbaine qui avait forcé plusieurs jeunes filles mineures à se prostituer, dont notamment une Française de 16 ans. Selon divers médias, cette jeune fille de 16 ans s'était disputée à l'école fin novembre et enfuie de chez elle.

Avec son compagnon, elle s'était alors rendue à Bruxelles, où celui-ci l'a "vendue" aux membres de cette bande de la place Jacques Franck à Saint-Gilles. Ces derniers l'auraient ensuite enfermée en différents endroits et auraient créé un profil pour elle sur un site de prostitution connu.

La jeune fille aurait alors été forcée de se prostituer. Après qu'une de ses connaissances en France ait vu la photo de la jeune fille disparue sur le site de prostitution, la police a été alertée. Les enquêteurs ont fini par repérer une maison d'Uccle, car beaucoup d'hommes s'y présentaient, et l'ont perquisitionnée.

Au total, neuf suspects ont été placés sous mandat d'arrêt dans ce dossier pour exploitation de la prostitution d'une mineure, avec comme circonstance aggravante qu'il s'agissait de l'activité principale d'une association, et pour traite d'êtres humains.

Il semblerait que d'autres jeunes filles de nationalité française aient été victimes de la même bande, selon l'enquête, qui est toujours en cours afin de les identifier.