La rentrée 2023 offrira moins de places aux élèves non néerlandophones de la périphérie bruxelloise. La région flamande prépare un décret en ce sens. Un autre concernant les écoles néerlandophones de Bruxelles pourrait lui aussi donner la priorité aux petits néerlandophones... Le nombre d'élèves de la Région bruxelloise qui fréquentent les écoles de la périphérie flamande a augmenté de 37% en 10 ans, relève le ministre flamand de l'Éducation Ben Weyts (N-VA), qui précise encore que le néerlandais n'est la langue maternelle que de 60% des élèves du secondaire inscrits dans des établissements de la périphérie.

"Nous sommes confrontés à un fort afflux de locuteurs non natifs dans notre région", explique Ben Weyts à nos confrères de Bruzz. "Parfois, les enfants ne trouvent plus de place dans leur commune. La qualité de l'enseignement est sous pression. Nous pourrions désormais donner la priorité à ceux qui vivent réellement dans notre région et à ceux qui optent systématiquement pour le néerlandais."

La situation est identique à Bruxelles. Un décret, très contesté côté francophone, prévoit d'ailleurs que la proportion d'élève néerlandophones natives passera de 55 à 65% prochainement dans les écoles néerlandophones de la région capitale. Il pourrait entrer en vigueur en même temps que celui concernant la périphérie, soit à la rentrée 2023, croit savoir Bruzz.

Concrètement, les écoles primaires donneront la priorité aux enfants de leur commune. Et, dans le secondaire, d'octroyer 70% des places aux élèves dont le cursus scolaire s'est déroulé en néerlandais depuis l'âge de trois ans ou qui sont en néerlandais depuis leur arrivée en périphérie.