Depuis la rentrée parlementaire, la présidence de la commission logement revient au PTB.

Suite à l’annonce du nouveau baromètre concernant le prix moyen des appartements qui augmente à Bruxelles (5,5 % par rapport à 2018), le PTB annonce exiger du gouvernement d’avancer urgemment dans l’encadrement contraignant des loyers afin de permettre une baisse des prix d’achat. "Outre une baisse des loyers qui bénéficie directement aux locataires, nous voulons aussi rassurer les petits propriétaires : ces derniers auront plus facilement accès à la propriété à moyen terme. Notre mesure ne concerne donc pas uniquement les locataires", assure Françoise De Smedt, cheffe de groupe au parlement bruxellois.

Selon le PTB, ce phénomène s’explique par deux raisons principales. "Premièrement, si les loyers sont moins chers, le marché de l’immobilier sera moins investi par les multibailleurs qui cherchent à acquérir pour ensuite louer. Plus de la moitié des achat se font par des investisseurs à la recherche d’un profit. Leur business sera moins intéressant avec des marges plus faibles. C’est dû aussi aux barons de l’immobilier que les prix des loyers augmentent à Bruxelles, tandis que de plus en plus de famille doivent quitter la capitale pour pouvoir se loger dignement."

"Par contre, et on en vient à la deuxième raison, cette baisse générale de loyer aura un impact sur la valeur de l’immobilier. Et dans cas-ci, ce sont les personnes qui souhaitent acheter un appartement pour y habiter qui vont être gagnants. L’accès à la petite propriété sera plus accessible et donc les petits propriétaires qui louent un appartement ne seront pas forcés de louer à un prix excessif", poursuit Françoise De Smedt.

Depuis la rentrée parlementaire, la présidence de la commission logement revient au PTB. "Nous comptons rouvrir le débat sur un encadrement contraignant que ce gouvernement refuse d’appliquer. Nous réintroduirons notre proposition d’ordonnance dans les semaines à venir", conclut la députée PTB.