Me Nathalie Buisseret a d'abord demandé l'acquittement, et à titre subsidiaire la suspension du prononcé, pour son client, chef quartier d'une section, qui avait en charge la mise au cachot d'un détenu après un incident dans les douches le 3 avril 2014. Le soir même, à 20h30, pour la fermeture du cachot, le ministère public avait qualifié d' "expédition punitive" la descente de surveillants impliqués dans l'incident initial. Me Buisseret a relevé que la mise au cachot est l'attribution principale de son client : "Comme il avait la clé, monsieur P. a suivi la procédure et il est resté dehors. Si des coups ont été portés lors du contrôle du cachot le soir, à tort ou à raison, il dit ne pas les avoir vus". Elle a souligné qu'il n'a jamais eu aucun incident disciplinaire depuis ses débuts comme surveillant pénitentiaire le 1er janvier 1999.
 
Me Buisseret a également demandé l'acquittement, et à titre subsidiaire la suspension du prononcé, pour G.A., chef quartier faisant fonction à l'annexe psychiatrique, en poste de 06h00 à 14h00, les 14 et 15 février 2015, alors qu'un détenu avait été placé au cachot après un incident et que son état a finalement nécessité son hospitalisation le 15 février en fin de journée. L'avocat général a demandé à maintenir la condamnation à deux mois avec sursis prononcée en première instance pour défaut d'aliment et d'entretien. Me Buisseret a fait valoir que le mail du psychiatre, avertissant qu'il n'était pas dans un état pour aller au cachot, n'avait été envoyé qu'à la directrice de l'établissement.

La Défense de cette dernière plaidera jeudi matin.