L’accusé invoque une “contrainte irrésistible

BRUXELLES Comme à l’accoutumée, Cyril Sylvain n’a pas levé un œil, n’a pas pipé mot pendant les réquisitions implacables du procureur général, Bernard Dauchot, et pendant les plaidoiries incisives des avocates des plaignants, Mes Séverine Huysmans et Julie Lefranc.

Par contre, Roger Bizet, a interrompu celle-ci avec des mots tendres : “Ta gueule, connasse !” Invité à s’excuser, le second accusé a insisté : “Pour ce boudin, jamais !

Selon M. Dauchot, le dossier est limpide : Sylv’ a été le commandant de l’expédition criminelle qui a coûté la vie à son “copain de la rue ”, Philippe Masson, et Biz’ l’adjoint à la manœuvre. Le but était de dépouiller la victime et de l’occire pour échapper aux poursuites.

Le premier a crié au second de “choper ” le quadra et le Saint-Gillois l’a ceinturé, pendant son égorgement. Au préalable, Phil’ a dû baisser son pantalon et ôter ses chaussures pour renoncer à fuir. Bref, Sylv’ serait l’auteur et Biz’ le co-auteur.

Pour le premier, Mes Réginald de Béco et Guibert Debray ont plaidé la culpabilité pour meurtre et vol mais non pour un meurtre en vue de faciliter le vol. Sylvain conteste le crime crapuleux.

Mes Yannick De Vlaemynck et Frédéric Clément de Cléty ont réclamé l’acquittement de Bizet. L’article 71 du code pénal absout l’infraction en cas de “contrainte irrésistible ”, disent-ils.



© La Dernière Heure 2012