Le plan régional de propreté du gouvernement bruxellois ne fait pas l'unanimité. Certains échevins l'ont critiqué dans nos pages, dont Mounir Laarissi (CDH), échevin de la Propreté à Jette. Ce mercredi soir au conseil communal, il a été interpellé sur ces critiques par Fouad Ahidar (one.brussels). Le conseiller communal lui a demandé d'expliquer en détail "pourquoi, selon vous, le fait d'encourager plus souvent des rencontres entre les différents acteurs ne servirait à rien ? Dois-je comprendre que ces rencontres qui ont lieu durant un an et demi n’ont servi à rien ?".

Mounir Laarissi a d'abord pointé des problèmes de fonctionnement de Bruxelles Propreté. "Dans un monde idéal, je serais évidemment d’accord avec Alain Maron (Ecolo) quand il dit que la coordination peut être améliorée. Seulement et je suis désolé de le dire, c’est toute l’organisation et la gestion au sein de l’ABP qui doit être améliorée. Poubelles régionales de piètre qualité et pas du tout adaptées, demandes de contrôles conjoints avec l'ABP et la police, oublis et incidents récurrents de collectes, etc. : il faut voir le nombre de fois où nous revenons avec les mêmes points lors des comités de pilotage dans les bureaux de l'ABP tous les trois mois."

Le cas de la place Reine Astrid est, selon l'échevin, significative. "Nous avons nous-même dû provoquer deux réunions d'urgence avec tous les acteurs de la propreté concernés alors qu'il s'agit d'une place régionale. Ces réunions, j’aurais apprécié que ce soit l’ABP qui les provoquent et pas nous qui devions en permanence courir derrière. Ce sont des heures et de l’énergie que nous demandons à nos équipes pour relayer tous ces problèmes et je vous assure que la réponse (si réponse il y a) est rarement immédiate et c’est ça que je souhaite mettre en avant."

Plusieurs échevins proposent au ministre de revoir la gestion de la propreté dans l’espace public en déléguant certaines missions aux communes en contrepartie de moyens humains et financiers. "Plutôt que des managers qui coordonnent une organisation existante mais défaillante, ne faudrait-il pas simplifier le fonctionnement et les missions de chacun ? Il est absurde que nos agents "fassent" une rue, s’arrêtent à un carrefour parce que l’axe est régional et continuent sur la rue suivante."