La chambre du conseil de Bruxelles a prolongé d'un mois la détention préventive du neuvième suspect dans l'enquête sur un réseau de prostitution actif à Bruxelles, dont a été victime une mineure française, a indiqué lundi le parquet de Bruxelles.

Huit autres suspects sont également sous mandat d'arrêt. Une instruction a été ouverte à Bruxelles début janvier 2020 suite à la disparition d'une mineure d'âge en France, qui serait arrivée en Belgique et aurait été contrainte de se prostituer.

L'enquête a rapidement mené à la découverte de la jeune fille disparue et à l'arrestation de plusieurs suspects. Le dossier révèle que d'autres jeunes filles, ressortissantes françaises également, auraient aussi été victimes de ces faits. Mais l'enquête est toujours en cours pour les identifier.

Selon divers médias, l'interpellation des suspects a eu lieu dans la nuit du 4 au 5 janvier derniers et deux rappeurs bruxellois figurent parmi ceux-ci. La victime aurait été retrouvée dans un appartement à Uccle.

Celle-ci aurait été vendue au prix de 2.000 euros par son propre petit ami avec qui elle était arrivée à Bruxelles en novembre dernier, aux membres d'une bande à Saint-Gilles. Ces hommes l'auraient enfermée dans différents endroits et lui auraient créé un profil sur le site Web de prostitution "Quartier rouge".

La jeune fille aurait alors été forcée de se prostituer, à la fois dans le sous-sol d'une maison à Uccle où elle a été retrouvée, et dans divers hôtels.

La police belge a été alertée après qu'une amie de la victime en France a vu la photo de celle-ci sur le site Web de prostitution en question.