Bruxelles

Une station de mesure de la qualité de l’air a été installée sur la place De Brouckère hier.  Bruxelles-Environnement souhaiterait en installer huit nouvelles sur le territoire régional d'ici trois ans.

La station de mesure de la qualité de l'air installée hier place De Brouckère y restera jusqu’au 22 septembre, fin de la désormais traditionnelle semaine de la mobilité organisée tous les ans vers la fin septembre à Bruxelles. Cette station de mesure comparera la qualité de l’air sur la place De Brouckère à celle installé au carrefour Arts-Loi. Elle calcule le taux de monoxyde d’azote et de dioxyde d’azote dans l’air.

Selon le directeur du département Qualité de l’Air à Bruxelles-Environnement Olivier Brasseur, l’issue de ce test ne fait aucun doute. “La station de mesures qui affiche l’air le moins pollué se situe à Uccle. La pire se situe au carrefour Arts-Loi. Nous verrons comment celle de la place De Brouckère se situera.” 

Hier, la station affichait un taux de monoxyde d’azote de 178,5 µg/m3 et un taux de dioxyde d’azote de 91,5 µg/m3. À titre de comparaison, la station de mesures d’Arts-Loi présente des taux de monoxyde d’azote deux fois supérieurs à celle d’Uccle, des taux de monoxyde d’azote trois fois supérieurs à celle d’Uccle et des taux de monoxyde de carbone six fois supérieurs à celle d’Uccle…

D’ici trois ans, Bruxelles pourrait compter huit nouvelles stations de mesures de la qualité de l’air, idéalement installées dans des lieux où le trafic automobile est dense. Chaque station coûte environ 120 000 euros, soit un budget d’un peu moins d’un million d’euros. C’est en tous les cas le vœu de Bruxelles-Environnement et de son expert en qualité de l’air Olivier Brasseur. La décision revient en effet au gouvernement bruxellois. Au cabinet du ministre bruxellois de l’Environnement Alain Maron, on confirme la volonté d’augmenter le nombre de stations de mesure, sans en préciser le nombre exact.

Actuellement, le territoire régional en compte douze : neuf gérées par Bruxelles-Environnement, deux par le Parlement européen (qui sous-traite la gestion à un partenaire privé) et une par Engie (à Forest).

Alain Maron (Ecolo) a par ailleurs expliqué la “mise en place prochaine d’un instrument de gouvernance climatique, dont notre gouvernement aura à rendre compte.” Tous les ans, des experts indépendants rendront un rapport sur l’évolution du travail du gouvernement bruxellois en la matière. Les Wallons viennent d’annoncer la même mesure. “Nous espérons, sans cynisme aucun, que le gouvernement flamand fera de même et se fixera des objectifs climatiques et environnementaux”, a poursuivi l’Ecolo.