Ce mardi 30 mars, cela fait cent ans jour pour jour que les communes de Bruxelles, Laeken, Neder-Over-Heembeek et Haren ont fusionné pour former la Ville de Bruxelles telle que nous la connaissons aujourd’hui. À l’époque, cette fusion se justifie par une volonté avant tout économique de faire prospérer Bruxelles et ses alentours, avec l’extension des installations maritimes. 

Aujourd’hui, la Ville de Bruxelles souhaite marquer le coup. Pour célébrer ce centenaire comme il se doit, elle lance l’événement 1921-2021 : 100 ans de vies communes. Il se déclinera tout au long de l’année avec des activités ponctuelles, des événements de plus grande ampleur et des clins d’œil à ce moment historique dans la programmation culturelle de la Ville cet été et cet hiver.

Une partie des activités seront consacrées au volet historique : une exposition via les centres culturels, une vidéo et un recueil de témoignages des habitants pour valoriser les personnes qui font la Ville. Des balades à pied et à vélo sont aussi prévues le long du canal de Willebroek, point de ralliement de la fusion des quatre communes. Un podcast historique permettra aux promeneurs de se laisser guider au fil de l’eau.

"Le rôle du canal dans cette union est d’autant plus symbolique quand on sait que les noces d’eau célèbrent cent ans de mariage" , précise l’échevine de la Culture Delphine Houba (PS). "À l’heure du Covid, on doit réinventer les événements. Ce genre d’activité est gratuite et peut se faire avec sa bulle, à n’importe quel moment de la journée."

Le parcours de street art de la Ville sera en outre agrémenté de quatre nouvelles grandes fresques, une par territoire. Quatre femmes artistes seront pour cela désignées par la commune. Elles feront ensuite des propositions, avant que les riverains ne votent pour leur favorite. Enfin, la Ville vise un événement festif plus folklorique début juillet si la situation sanitaire le permet.

"C'est un projet fédérateur avec lequel on a envie de donner un signal positif et convivial en cette année toujours particulière. On veut mettre l'accent sur la proximité de nos quartiers qui regorgent de richesses que les gens ne connaissent pas toujours bien. On tenait aussi à ce que les habitants puissent y participer, notamment avec les fresques", conclut l'échevine.