L'école Sint Joris était fermée ce lundi. Un pan du rempart risque encore de s'effondrer.

Ce matin, plusieurs parents de l'école Sint Joris, rue des Alexiens à Bruxelles, sont venus voir à quoi ressemblait désormais la cour de l'école. Devant l'étendue des dégâts, Jan, jeune papa d'une petite fille scolarisée en primaire dans cette école néerlandophone en avait le souffle quasiment coupé. "Imaginez si le mur s'était effondré alors que les enfants étaient dans la cour de récréation ! Il y aurait eu des morts, c'est une certitude. Nos enfants ont eu une chance incroyable ! C'est juste à l'endroit ou les primaires jouent au ballon, à la corde à sauter, etc."

Jan n'était pas au courant de l'effondrement du rempart. "Nous avons reçu un message de la direction indiquant que l'école était fermée ce lundi. Et qu'elle n'ouvrirait pas demain non plus mais sans précision supplémentaire. C'est en regardant le journal télévisé que j'ai découvert ce qui s'est passé", commente-t-il fébrilement en montrant quelques photos de sa fille dans la cour de l'école, pile à l'endroit de l'effondrement.

Sur place, l'échevin en charge de l'Urbanisme Geoffroy Coomans de Brachène a pu constater l'importance de l'incident. Le mur s'est effondré sur près de vingt mètres de long et 10 de hauteur. Certains pans du mur risquent encore de tomber. Raison pour laquelle la police a installé un périmètre de sécurité assez large autour du site. Classé, "ce mur sera reconstruit à l'identique", commente l'échevin libéral. "C'est une obligation. Nous parlons d'un mur vieux de 800 ans. Nous le reconstruirons à l'identique et avec les mêmes pierres." Quand et à quel coût ? C'est un question à laquelle personne ne peut encore répondre ce lundi.

"L’effondrement du mur est vraisemblablement dû à l’entreprise qui a initié les travaux dans la cour de l’école Sint-Joris sans prendre toutes les précautions nécessaires. La reconstruction sera à sa charge", expliquait Geoffroy Coomans de Brachène ce week-end.