Cette décision a été prise en réaction à la recrudescence du virus et s'inscrit dans la continuité des mesures mises en oeuvre par la Région et les communes bruxelloises.

"De nouveau, comme en mars-avril, on limite par exemple le brassage du personnel entre les casernes", détaille Walter Derieuw. "A la caserne principale de l'Héliport, le personnel administratif n'est plus mélangé avec les pompiers au réfectoire. On va essayer au maximum de ne plus mélanger le personnel. (...) Les lits sont aussi plus largement distanciés et on remet des lits dans les salles de sport". Il ajoute que d'autres réunions seront organisées pour suivre l'évolution de la situation et faire des adaptations si nécessaire.

Eric Labourdette se réjouit des mesures qui ont été prises, mais souligne les spécificités du métier qui constituent des facteurs de risque de contamination augmentés. "Dans notre vie professionnelle, on s'approche d'une vie familiale, puisqu'on vit ensemble pendant les gardes dans des locaux plutôt exigus. On dort dans des pièces communes; on a des cabines de douche individuelles mais on est plusieurs à prendre des douches en même temps dans la salle de bain; on fait à manger ensemble; on est à plusieurs dans les véhicules... On vit donc comme dans une bulle familiale alors que c'est notre bulle de travail et cela génère un risque plus grand de contamination".

Quelques personnes asymptomatiques ont notamment été testées positives ces derniers jours au poste de la VUB.