Après la CSC et la CGSLB, c'est au tour de la CGSP de monter au créneau. Leur cible : les hôpitaux publics bruxellois Iris (CHU Brugmann, CHU Saint-Pierre, Hôpitaux Iris Sud, Hôpital des Enfants, Institut Jules Bordet), désormais sous la menace d'une grève. Le syndicat déplore l'arrêté royal "autorisant le personnel non légalement qualifié à exécuter des actes infirmiers en raison de la pandémie de Covid 19 et de la pénurie de personnel infirmier", explique-t-il dans un communiqué. Cet arrêté autorise du personnel non formé a effectuer des actes infirmiers sous la responsabilité d’un médecin ou d’une infirmière coordinatrice.

La CGSP se positionne clairement contre cet arrêté royal. Une rencontre avec le ministre de la Santé la semaine passée n'a pas convaincu le syndicat. "Malgré nos propositions d’amendements portant sur d’autres mesures à mettre en place avant d’en arriver là, nous n’avons pas été entendus. Le gouvernement a foncé sur ce qu’on savait être un tsunami. Nous considérons cet arrêté royal comme un manque de respect complet envers toutes les professions et particulièrement envers la profession infirmière. Il est particulièrement dangereux, les responsabilités sont peu voire pas encadrées. Le personnel infirmier se sent trahi et non respecté dans son art de soigner."

Il demande demande aux hôpitaux de la faîtière Iris de se positionner clairement, "à l’instar de la direction du département infirmier de l’hôpital d’Erasme, contre cet arrêté royal et qu’ils affirment leur volonté de ne jamais y recourir".