Le 24 décembre dernier, le secrétaire d'État à l'Urbanisme Pascal Smet (One.brussels) délivrait le permis d'urbanisme pour rénover l'avenue du Port.

Fin 2019, le secrétaire d'Etat en charge de l'Urbanisme, Pascal Smet (one.brussels), confirmait la délivrance d'un nouveau permis d'urbanisme en vue du réaménagement complet de l'avenue du Port, près de Tour & Taxis. Ce projet de rénovation est plutôt une bonne nouvelle pour les cyclistes puisqu'il prévoit la création de deux pistes cyclables bidirectionnelles.

Les associations Inter-Environnement Bruxelles (IEB) et l'Arau s'opposent cependant à un point du chantier, celui de retirer les pavés de l'avenue. En effet, le gouvernement a, en date du 12 avril 2019, confirmé sa décision de ne pas classer l’avenue du Port et ses pavés.

"Assumer un tel acte contre le patrimoine industriel bruxellois serait une grave erreur pour la Région qui doit préserver le patrimoine pavé et la symétrie de cette avenue historique, parvenue à nous dans sa configuration d'origine", explique Patrick Wouters, porte-parole de l'IEB.

"Plus personne ne peut encore accepter le gaspillage qui consisterait à remplacer le million cent mille pavés de l'avenue du Port en porphyre belge déjà sur place (pierres inusables, toutes taillées à la main) par du béton qu'il faudra produire, acheminer et mettre en œuvre pour un coût environnemental extrêmement élevé."

D'autre part, l'association souligne que les pavés permettent de faire de l'avenue du Port une voirie apaisée. "Un des objectifs-phare du récent projet de Plan Régional de Mobilité "Good Move" est la généralisation des limitations de vitesse à 30km/h, l'avenue du Port ayant justement été incluse dans le réseau de voiries apaisées."

"Les principes de réutilisation des ressources et de baisse du trafic automobile sont aujourd'hui largement partagés : la Région se doit de les mettre en œuvre concrètement en maintenant et en rénovant le pavage de l'avenue du Port", conclut l'association.