Rudi Vervoort, ministre-président de la région bruxelloise, est revenu sur l'instauration du Covid Safe Ticket à Bruxelles. Initialement prévue le 1er octobre, celle-ci a été repoussée au 15 du même mois. Preuve de cafouillage au sein du gouvernement bruxellois ? "Pas du tout", explique Rudi Vervoort, qui explique que le retard est dû au Conseil d'Etat, qui a fait savoir qu'il voulait émettre un avis en chambre réunie.

Selon le ministre-président, le Covid Safe Ticket permet de ne plus être contraint de respecter les protocoles en vigueur jusqu'ici. Pourtant, certains théâtres et acteurs du monde culturel ont déjà annoncé qu'ils ne l'utiliseraient pas. "Je ne suis pas opposé à cela, mais je trouve qu'il faut aller au bout du raisonnement", réagit Rudi Vervoort, qui insiste sur le fait que le CST permet d'augmenter la sécurité pour les travailleurs et le public.

Le Covid Safe Ticket restera en vigueur jusqu'à la fin de l'année. Les critères qui permettront de cesser son utilisation n'ont pas encore été définis. "On fera appel aux experts du Risk Assessment Group", explique Rudi Vervoort, en rappelant que depuis le début de la pandémie, il avait souvent été impossible de respecter les seuils fixés en avance.

Le ministre-président est également revenu sur l'avant-projet d'ordonnance du plan taxi, très attendu par le secteur dans la capitale et déposé ce lundi auprès du gouvernement. "Il y aura des mécontents des deux côtés", a-t-il prévenu. Il a également invité les chauffeurs LVC, qui travaillent par exemple pour Heetch ou Uber, à réfléchir sur leurs conditions de travail et sur leur statut. Une manifestation des chauffeurs LVC est organisée à Bruxelles ce jeudi.