"Nous ne voudrions pas que d’aucuns puissent comparer Uccle à la Corée du Nord..."

Fer de lance de l’opposition Écolo, Thibaud Wyngaard n’y est pas allé avec le dos de la cuillère, avant-hier soir, en séance publique. On peut le comprendre.

Le 11 février, se tiendra, au centre culturel, une conférence-débat sur l’équilibre budgétaire et la relance économique. Nom de l’orateur ? Didier Reynders, himself. Et l’événement d’être annoncé en pleine page 9 du Wolvendael. "Inviter, à trois semaines du début de la période de comptabilisation des dépenses électorales, le chef de groupe MR au conseil communal et tête de liste MR à Bruxelles, c’est du jamais vu !", s’est indigné l’élu vert... de rage.

Peu preneur des gueulantes ou des polémiques style bac à sable, Thibaud Wyngaard s’est dit "navré" de la réponse de l’échevine de la Culture, Carine Lescot-Gol (MR). Selon lui, la question de fond de cette tribune borderline a été éludée : "Offrir une pleine page à un élu communal quel qu’il soit, offrir la salle du CCU à un élu quel qu’il soit et, au surplus, à 15 jours de la période suspecte..."

Et le membre de l’opposition de rappeler que, d’une façon ou d’une autre, la démarche (l’activité est gratuite) s’opère "aux frais du contribuable".

Que lui a rétorqué la libérale ? Que le débat s’inscrivait dans le cadre du cycle L’Europe , c’est nous, en vigueur depuis 2007. Que l’entrée y a toujours été gratuite, sauf lorsqu’un orateur se faisait payer. Et que l’annonce dans le mensuel respectait la fourchette qui y est habituellement consacrée - "Entre deux tiers de page et une page et demi".

Peut-être. Il n’empêche qu’en l’écrasante majorité bleue, d’aucuns grincent aussi des dents. "Maladroit mais pas délibéré !", y a-t-on entendu. "Juste énorme !", réitèrent les Verts (en chœur avec le PS), conscients que des membres du collège ignoraient tout de la pub du Wolvendael et qu’au CA de la rue Rouge, le point ne fut pas abordé. TW aurait bien annulé la soirée du 11. "Sans chichis." Las ! C'eut été de la censure.