Bruxelles Le ton est monté, rue Colonel Bourg, où un responsable a finalement envoyé Abdel à Haren… où sa voiture a finalement été recalée !

C’est une situation comme on ne voudrait jamais en voir qui s’est déroulée hier à la station de contrôle technique de Schaerbeek. Abdel avait fait la file pour passer sa Citroën C4 au contrôle ; il s’agissait d’une deuxième visite qui devait être une formalité (pour une porte récalcitrante). Mais rien ne s’est passé comme prévu.

Les files étaient interminables. Quand un "chef" s’est présenté pour remettre de l’ordre dans tout ça, il s’est sans doute un peu emmêlé les pinceaux, les derniers se retrouvant les premiers et vice versa. Abdel lui en a fait la remarque et la situation s’est envenimée.

"Il m’a dit que, si je n’étais pas content, je pouvais aller passer le contrôle dans mon pays, raconte Abdel au téléphone. Cela m’a choqué, je le lui ai fait savoir, et il m’a répondu : ‘Si c’est comme ça, je ne vous prends pas.’ J’ai alors appelé la police, mais les policiers m’ont dit qu’ils ne pouvaient rien à la situation, que ce responsable faisait ce qu’il voulait."

Mais Abdel, déjà en retard de contrôle, devait absolument passer le jour même (il s’était fait arrêter et avait été mis en demeure de passer son véhicule dans les vingt-quatre heures). On lui a donc conseillé d’aller à la station de Haren, ce qu’il a fait.

Mais une fois sur place, nouveau problème. "On m’a dit que, comme c’était une revisite, je devais aller à Schaerbeek, raconte Abdel dépité. J’ai expliqué la situation et, pour finir, après qu’un responsable a appelé rue Colonel Bourg, ils ont accepté de me prendre… à condition de repasser un contrôle complet (en me faisant repayer le prix plein donc). J’ai accepté bon gré, mal gré et… ma voiture a été refusée, car mes phares étaient hors tolérance (alors qu’ils étaient OK quinze jours plus tôt à Schaerbeek)."

Abdel ne savait plus trop quoi faire ni que penser. "C’est quand même un peu scandaleux comme situation. Je ne savais vraiment plus ce que je devais faire et même la police ne pouvait pas intervenir. À ce moment-là, on se sent un peu sans défense."

Une simple prise de bec qui tourne au vinaigre, chacun considérant qu’on lui aurait manqué de respect, cela arrive bien sûr.

Personne n’est jamais tout blanc ni tout noir dans ce genre de situation.

Le contrôle technique réagit

Par l'intermédiaire de sa porte-parle, le contrôle technique a tenu a réagir à ces propos. "Je tiens à souligner que le chef de station n'a jamais utilisé la formule raciste dont ce monsieur fait mention dans votre article, explique Marie De Backer, Ceci est un mensonge de sa part. Il y a bien eu dispute, le ton est monté, et le client a même proféré des menaces de mort, si bien que que les policiers ont fait un rapport pour outrage à la police. Ceci pour vous montrer le ton adopté par le client. Nous l'avons en effet redirigé vers Haren afin que son véhicule puisse malgré tout être contrôlé. Ensuite, que son véhicule soit refusé pour des phares qui étaient hors tolérance alors qu'ils étaient en ordre 15 jours plus tôt, cela arrive. Il ne faut pas y voir la volonté de le faire payer le prix fort pour l'altercation qui s'était passée auparavant."

Comme le précisait la porte-parole, des altercations avec des clients, cela arrive tous les jours. Mais chacun sera d'accord pour dire qu'elles ne devraient jamais déboucher sur une situation telle qu'évoquée dans ces colonnes. Le bon sens devrait toujours prévaloir. Devrait...