Bruxelles

La collective Noms Peut-Être a renommé des rues portant des noms masculins en noms féminins cette nuit.

Sur 158 noms de rues, 78 font référence à des hommes, 77 à des objets ou assimilés et seulement 3 rues de la commune portent des noms de femmes (une princesse, une reine et Marie Janson).

"La place Marie Janson est par ailleurs appelée dans l'usage le Carré de Moscou, ce qui participe à l'invisibilisation de celle qui fut la première femme politique belge à devenir membre du Sénat. Nous avons systématiquement remplacé les rues portant un nom d'homme. Pour ce faire, nous avons choisi une femme connue dans un domaine équivalent, en prêtant attention à la diversité. Certains hommes mis à l'honneur par la commune étaient uniquement des propriétaires terriens ou donateurs, ceux-ci ont systématiquement été remplacés par des noms de femmes scientifiques afin de leur donner une occasion d'être visibles", expliquent les membres de l'action.

L'action réalisée cette nuit
L'action réalisée cette nuit © DR

"Trop de femmes scientifiques ont vu leurs contributions invisibilisées et attribuées à des hommes. C'était notamment le cas de Rosalind Franklin qui a participé de manière déterminante à la découverte de la structure de l'ADN alors que le Prix Nobel pour cette même découverte a été attribué à ses collègues masculins", explique Agnès, membre de la collective.