Bruxelles Le gérant de ce restaurant saint-gillois a été victime d'une fraude de son propriétaire. Il est prié de quitter les lieux dès le début du mois de novembre.

C'est un véritable appel à l'aide qui est lancé sur les réseaux sociaux par des proches, amis et fidèles clients du restaurant le P'tit Beur. Cette enseigne saint-gilloise ouverte en septembre 2016 est menacée d'expulsion d'ici le début du mois de novembre et ce suite à une fraude de la part de son propriétaire.

En avril 2016, Fouad, actuel gérant du P'tit Beur, signe un bail commercial en bonne et due forme autorisant l’ouverture d’un établissement horeca au 4, avenue Paul Dejaer. "Le lieu était totalement vide et pourri...Je devais absolument tout refaire", raconte Fouad. Mais deux mois après le début des travaux, l'intéressé apprend que la co-propriété dont ce lieu fait partie interdit formellement à son propriétaire de louer cet espace commercial pour une activité horeca. C'est là que les ennuis commencent.... "La co-propriété s'est directement tournée vers mon propriétaire qui, lui, s'est attaqué à moi. Alors que nous avions un deal pour qu'il m'alimente en eau et électricité pendant les travaux, il a tout coupé. Il m'a également menacé à de nombreuses reprises, j'ai dû aller jusqu'à me plaindre à la police", se souvient Fouad qui s'est finalement débrouillé pour ouvrir, coûte que coûte, son restaurant en septembre de la même année. 

Devant les nombreuses attaques de la part de son propriétaire et de la co-propriété, Fouad décide par ailleurs de porter plainte à la Justice de Paix de Saint-Gilles. Mais suite à une formalité du bail, donnant au propriétaire la possibilité de casser le contrat au bout de trois ans, Fouad se retrouve dès lors face à un jugement qui lui prie de quitter les lieux d'ici le début du mois de novembre. "Ce jugement ne prend pas du tout en compte tout ce que j'ai subi depuis trois ans. Il ne prend pas en compte les nombreuses menaces, préjudices, le fait que j'ai du arrêter mon chantier à cause de la mauvaise foi de mon propriétaire. La juge a simplement pris en compte le contrat qui stipule qu'après trois ans, le propriétaire peut casser le bail."