L’Institut des Filles de Marie a annulé la session de décembre, estimant que les circonstances actuelles n’étaient pas adéquates.

"J’étais censé remettre aux élèves leurs horaires d’examens le lundi suivant le samedi où la menace terroriste avait été relevée au niveau 4. Finalement, les examens ont été annulés car les enfants n’étaient pas dans de bonnes conditions", explique Paul Straetmans, le directeur de l’Institut des Filles de Marie. "Certains de nos élèves habitent à Molenbeek. Il y avait une nervosité et un contexte peu propice au bon déroulement de la session de décembre", ajoute-t-il.

L’Institut des Filles de Marie, un établissement composé de sections fondamentale et secondaire, et situé à quelques mètres de la Barrière de Saint-Gilles, fait donc partie de ces rares écoles dont la session d’examens de décembre a été annulée en raison du niveau élevé de la menace terroriste. C'est ce qu'a révélé lundi fin d'après-midi la RTBF sur son site internet. Il ne s’agit pas seulement de ces deux jours perdus lorsque les écoles ont été fermées à cause du rehaussement à 4 du niveau d’alerte terroriste, insiste Paul Straetmans.

"C’est le contexte actuel. Nous sommes toujours en niveau 3. Je précise que la décision ne vient pas juste de moi. J’ai soumis cette annulation au vote des 65 enseignants de l’établissement. En moins de 24h, 60 avaient déjà répondu, ce qui est déjà remarquable, et 32 se sont prononcés pour l’annulation", poursuit le directeur.

Si les élèves n’ont pas eu d’examens, ils ne se sont pas pour autant tourné les pouces, au contraire, précise l’école. Les enfants scolarisés à l’institut ont ainsi été obligés de venir sur place, et ce, plus que s’ils avaient eu droit à leur session de blocus. À la place des examens, les élèves ont dû passer des épreuves dites certificatives, et qui entrent également en ligne de compte dans le cadre de leur évaluation de fin d’année. "Je trouve de toute façon que l’évaluation se fait tout le long de l’année. Il ne faut pas se focaliser sur cette session supprimée", a encore fait valoir le directeur.

De son côté, le cabinet de la ministre de l’Éducation Joelle Milquet (CDH) a rappelé qu’il n’existe pas d’obligation décrétale d’organiser une session d’examens en décembre. "On ne peut pas obliger une école à organiser des examens à cette période de l’année", nous indique Olivier Laruelle, son porte-parole.