Pour compenser les dépenses visant le maintien de l'ordre dans le quartier Nord, le conseil communal de Saint-Josse a voté en novembre 2015 la mise en place d'une taxe sur les carrées. Depuis le 1er janvier 2016, les travailleuses du sexe doivent ainsi 3 075 euros par an et par carrée à la commune. Nombre d'entre elles remettent en question le fondement de cette taxe. Treize propriétaires de carrées ont ainsi décidé de poursuivre la commune en justice.

Le 2 septembre dernier, la 32e chambre fiscale du tribunal de première instance francophone de Bruxelles a examiné l'exercice fiscal 2017 et leur a donné raison, non pour le fond mais pour la forme. Le tribunal constate que le règlement de la taxe n'a pas été annoté au registre des services communal le jour de sa publication, ce qui rend la taxe illégale.  

Le tribunal condamne donc la commune à restituer "toute somme indûment perçue" aux treize propriétaires de carrées.