La cellule communale de crise s'est réunie afin de faire le point sur la dégradation de la situation sociale observée actuellement avec un point d'attention particulier pour les personnes sans-abri.
Afin d'accompagner ce public vulnérable, la commune de Saint-Josse-ten-Noode consacre un budget de plus de 800 000 euros, notamment pour l'ouverture de deux maisons communales d'accueil pour personnes sans domicile fixe.

Pour rappel, le premier bâtiment, situé rue de Linné, a ouvert ses portes à ses douze premiers résidents depuis le début du mois d'octobre. Le CPAS et le Service de Prévention assurent un accompagnement psycho-social rapproché sur place. Le second bâtiment communal, situé rue de la Prairie, sera également affecté à la création de chambres collectives meublées représentant vingt places potentielles, après des travaux de réaménagement conséquents.

Enfin, les autorités communales annoncent l'accès aux douches des Bains de Saint-Josse-ten-Noode afin de répondre aux besoins minimaux en matière d'hygiène dès la semaine prochaine.
Les douches seront ouvertes les mardi et jeudi de 9h00 à 10h00 pour les hommes et les mercredi et vendredi, à la même période, pour les femmes. Un protocole sanitaire avec prise de température est également prévu et il sera assuré par le personnel communal de première ligne.

“L'urgence sociale est une priorité absolue à Saint-Josse. Nous y consacrons un budget conséquent et encore plus quand cela concerne les plus vulnérables. Un hébergement, la simple possibilité de se doucher, etc. Nous parlons de besoins essentiels dont sont privés de plus en plus de personnes. A Saint-Josse, nous posons les constats de cette précarité grandissante mais nous voulons faire partie de la solution et nous agissons concrètement avec les services compétents", explique le bourgmestre Emir Kir.

"Nous sommes confrontés à une situation sans précédent et nos métiers sont essentiels pour répondre à une crise, tant sanitaire que sociale. Chaque jour, de nouveaux publics frappent à notre porte et les personnes déjà précarisées continuent à avoir besoin de soutien. Nous maintenons donc, avec nos équipes, une mobilisation de tous les instants"
, conclut de son côté le président du CPAS, Luc Fremal.