Safa Akyol, conseiller communal socialiste à Saint-Josse, est ouvertement accusé d'escroquerie sur les réseaux sociaux. Le blogueur Rachid Zegzaoui, qui alimente la page Facebook Saint-Josse News a publié ce week-end un message dans lequel il indique qu'une plainte a récemment été déposée auprès d'un commissariat de la commune contre l'homme politique, également attaché parlementaire du député et bourgmestre Emir Kir.

Rachid Zegzaoui précise qu'un gérant de restaurant accuse le mandataire et d'autres complices de l'avoir escroqué de plusieurs milliers d'euros via l'ASBL Bizz Consult dans le cadre du droit passerelle. Le restaurateur devait selon lui payer une commission de 1 000 euros à chaque fois qu'il recevait un prêt relais. La porte-parole de la police locale confirme qu'un plainte a été déposée et qu'une enquête judiciaire est en cours.

De son côté, Safa Akyol nie ces accusations. "J'ai lu les allégations sur Facebook, mais la police ne m'a pas contacté du tout, donc je ne peux pas me défendre car je ne sais pas qui a porté plainte ni quelles sont les allégations exactes, a-t-il indiqué à Bruzz, confirmant qu'il organise des prêts relais pour les entrepreneurs et qu'il perçoit pour cela une commission auprès de Bizz Consult. Cela concerne des entrepreneurs qui ne parlent pas bien français et qui ont du mal à cause du corona. Nous les aidons. Et comme nous ne recevons pas de subventions, nous devons couvrir les frais."

Le conseiller communal revoit cependant largement à la baisse les 1 000 euros de commission. "Sur un crédit de 3 000 à 4 000 euros ? C'est fou. C'est un maximum de 150 euros par dossier, et ceux qui sont sans revenus n'ont même rien à payer. Peut-être qu'une entreprise a payé 1 000 euros pour vingt dossiers. Je mais comme je l'ai dit, je ne peux pas me défendre parce que je ne connais pas l'allégation exacte."

Safa Akyol va porter plainte contre le blogueur pour diffamation, estimant qu'il ternit son image et celle du bourgmestre. "Encore faut-il qu'il connaisse le sens du mot diffamation. A ce que je sache, diffuser une information ne relève pas de ce qu'il m'accuse", réagit Rachid Zegzaoui.