L'USE assure que le département de dentisterie n'est pas un cas isolé. D'après l'union syndicale, des stagiaires de toute la faculté de médecine ont été victimes de violences et de harcèlement.

Suite aux révélations de l'enquête réalisée par le Bureau des Etudiants de Médecine (BEM) à l'ULB, l'USE déclare qu'elle condamne les actes des professeurs et assistants en dentisterie. "Les menaces, le harcèlement, les propos dénigrants et les remarques racistes et antisémites dont ils font preuves sont scandaleux", déplorent-t-ils dans un communiqué.

L’USE dénonce également l’inaction de l’ULB : ces comportements avaient déjà été signalés à l’université à plusieurs reprises dans le passé, par des lettres collectives et des lettres de démission, ainsi que via les bureaux étudiants et la procédure d’évaluation des enseignements. Parfaitement au courant, l’université n’a rien fait pour protéger les étudiants de ces personnes et a couvert ces agissements.

Pour rappel, la semaine passée, un rapport de 97 pages a été rendu au rectorat de l'Universite Libre de Bruxelles de la part du BEM, rassemblant des centaines de témoignages aberrants. Ces derniers dénoncent de nombreuses pratiques de harcèlement physique et moral, menées par un noyau d’enseignants et assistants en dentisterie.

Suite à cette enquête, l’université a adressé ses excuses aux étudiants. Elle a également lancé une enquête à charge et à décharge et a suspendu deux enseignants en dentisterie. "Comme cela a été dénoncé par un ancien assistant, ce n’est qu’une action de façade qui ne remet pas en cause la source du problème. Ce n’est absolument pas suffisant et nous attendons de l’ULB qu’elle fasse plus que des actions de communication pour redorer son image."

En outre, le syndicat dénonce un trop gros laxisme ancré dans le système de l'université bruxelloise, "qui donne tous les droits aux professeurs."

D'après l'USE, le département de dentisterie ne serait pas un cas isolé. "Des stagiaires de toute la faculté de médecine ont été aussi victimes de violences et de harcèlement. Régulièrement, des propos ou des discriminations racistes nous sont rapportés dans d’autres cours ou dans d’autres établissements. Sans minimiser le dossier en dentisterie, il y a aussi de nombreux mauvais traitements dans d'autres écoles et filières". 

L'Union syndicale des Etudiants invitent d'ailleurs les étudiants à se défendre et à témoigner via leur adresse mail: permanences@use.be. Enfin, le syndicat salue l'enquête du BEM et appelle tous les établissements à faire de même.