Les autorités schaerbeekoises voteront le budget de l'année 2021 ce mercredi soir au conseil communal. Fortement impacté par la crise sanitaire, le budget présenté par la majorité est tout juste à l'équilibre. "Nous sommes parvenus à le maintenir à l'équilibre malgré la conjoncture actuelle en puisant dans nos réserves, à hauteur de 3 millions d'euros, et en modérant nos dépenses", explique l'échevin en charge du Budget Michel De Herde (Défi).

Certains points ont cependant éveillé les critiques du côté de l'opposition. Le conseiller communal CDH Cédric Mahieu pointe notamment l'augmentation de la taxe sur les kots étudiants. "C'est scandaleux : la deuxième chambre est désormais taxée à 185 euros alors qu'elle était exonérées auparavant. La troisième chambre et les suivantes sont désormais taxées à 375 euros alors que la troisième était exonérée et les suivantes taxées à 82 euros." Selon lui, les propriétaires porteront cette taxe au compte des étudiants dans leur bail.

Mais la majorité assume la mesure. "Avec cette réforme de la taxe sur les kots, nous rejoignons la moyenne régionale en la matière. Et en cette année particulière, nous invitons chacun à participer à l'effort commun. Quand vous louez une chambre étudiant, vous ne payez quasi rien. On estime que cette taxe n'est pas excessive, c'est une juste contribution des propriétaires. Je ne pense pas que cela va les entraîner à majorer le prix des beaux", indique Michel De Herde.

De son côté, le PTB se dit inquiet de la diminution des subsides communaux accordés à une série d'associations. "La commune leur demande de vivre et d'épuiser leurs réserves financières. Problème : il s’agit de services essentiels pour les jeunes et moins jeunes de notre commune. Soit les premières victimes de la crise sanitaire et psycho-sociale que nous connaissons", dénonce le conseiller communal Axel Bernard.

"Exceptionnellement, nous avons demandé au CPAS, à la police et aux ASBL de réduire leurs demandes de subsides l'année prochaine, en fonction de leurs réserves. Et tout le monde a accepté. Cela ne vas pas les empêcher de poursuivre leurs actions. Et si en 2021, une association revient vers nous en disant qu'elle n'y arrive pas, nous ne lui refuseront évidemment pas notre aide", assure l'échevin en charge du Budget.

Pour ce qui est de l'avenir, les autorités locales précisent "rester inquiètes, comme tout le monde, de l'impact de la crise, surtout à moyen terme. Mais nous ferons de notre mieux pour nous adapter à la situation".