Les grévistes sont couverts par un préavis de grève déposé au début du mois par la CGSP. Un conseil communal extraordinaire se réunira à 13h30. Les entrées sont filtrées pour inviter les 100-150 travailleurs concernés à rejoindre le piquet de grève, dès que cela leur est possible, en fonction de l'urgence des dossiers à traiter. Les services sont fortement perturbés.

Une délégation syndicale a rencontré la présidente du CPAS pour lui rappeler les revendications portées depuis plusieurs mois et lui faire savoir que la grève se poursuivra jusqu'à l'obtention d'avancées concrètes.

Le projet de réorganisation a été lancé il y a environ un an et demi. Les assistants sociaux demandent à redescendre à un rythme de 100 dossiers par assistant social, et non plus en moyenne 150 à 240 dossiers. Ils dénoncent également une pression intenable due au fait de travailler en sous-effectif.

"Les assistantes sociales en chef sont toujours convoquées aux réunions avec la hiérarchie pour mener des réorganisations, mais manquent de temps pour valider des dossiers", note aussi Carine Rosteleur, secrétaire régionale CGSP-ALR (Administrations Locales et Régionales). "La crise sanitaire ne va aussi faire qu'augmenter le nombre de demandes d'allocataires sociaux".

La CGSP pointe encore une réorganisation hiérarchique qui semble, par le biais de la création de nouveaux hauts postes, se calquer sur le fonctionnement d'une entreprise privée. Le syndicat demandait à voir monter des travailleurs du terrain.