Bruxelles

L'échevin de l'Urbanisme de la commune de Schaerbeek, Frédéric Nimal, veut mettre un terme à la prolifération des cafés, et snacks/friteries sur son territoire. 

Dorénavant, le permis pour ce type d'activité ne sera délivré que de façon restrictive aux seuls établissements situés dans les liserés de noyaux commerciaux strictement limités et définis par le Plan Régional d'Affectation de Sol, ou remplaçant un autre établissement (snack, café ou restaurant). Selon l'échevin, la "Cité des ânes" constate une présence sans cesse croissante de ces établissements sur son territoire. Outre les 332 cafés et 182 snacks/friteries déjà présents - à titre de comparaison 97 cafés et 62 snacks à Saint-Josse et 41 cafés et 24 snacks à Evere, deux communes voisines -, de très nombreuses nouvelles demandes d'ouverture de tels établissements sont reçues par la commune.

Si la présence de ces commerces est synonyme de convivialité et de commune jeune, leur implantation dans un quartier se fait généralement au détriment de la qualité de vie des habitants en raison des nuisances diverses (bruit, parkings intempestifs, tapage verbal, salissures multiples, etc).

Les différents services de la commune ont constaté une très grande augmentation du nombre de plaintes à ce sujet émanant de la population.

M. Nimal a souligné mardi qu'il ne s'agissait nullement d'empêcher toute création de café/snack/restaurant, mais de veiller à ce que celle-ci se fasse en respectant la qualité de vie des citoyens et des quartiers.