Bruxelles

Les écoles bruxelloises peuvent aussi demander de recevoir un détecteur qui mesure la qualité de l'air dans les classes.

Ce mardi, François Derycke, professeur de maternelle à l'école des Petits Trèfles à Anderlecht, a reçu un nouveau détecteur pour calculer la qualité de l'air qui règne dans sa classe. Distribué par Bruxelles Envrionnement à la demande des écoles bruxelloises, cet outil est accompagné d'un guide informatif sur la qualité de l'air intérieur destiné aux directions d'écoles, aux professeurs et aux médecins scolaires.

Ces derniers mois, la qualité de l'air extérieur, notamment autour des écoles, a fait la Une des médias bruxellois. Très peu d'attention a finalement été portée à l'air que les élèves respirent à l'intérieur. "Dans certains cas, l'air est plus pollué à l'intérieur", explique Sylvie Vanderslagmolen de Bruxelles Environnement. Il y a trois types de polluants dans nos intérieurs: les polluants chimiques comme les composés organiques ou le plomb, les polluants biologiques comme les moisissures ou les bactéries et enfin les polluants physiques comme les particules fines.

À l'initiative de la ministre de l'Environnement Céline Fremault (CDH), Bruxelles Environnement a donc développé un guide pour informer les écoles sur la qualité de l'air intérieur. "Au même titre que les habitudes alimentaires ou le mode de vie, la qualité de l'air que les élèves respirent jour un rpole non négligeable dans les pathologies de type allergie. Les enfants y sont particulièrement sensibles", explique la ministre.

Dans ce guide, l'agence régionale invite les directions et professeurs à revoir toutes leurs habitudes, dont un air plus pollué pourraient découler. De la façon d'aérer à la préparation des repas, en passant par le service de nettoyage, tout doit être étudié pour que ça ne pollue pas l'air ambiant. "Dans une école où l'air n'est pas sain, les élèves et le personnel peuvent ressentir une diminution de la concentration, du confort et des performances", explique Sylvie Vanderslagmolen.

Enfin, l'agence propose également la distribution de détecteur de qualité d'air dans les classes afin d'indiquer aux professeurs quand aérer. "Nous avons un système d'aération spécifique qui devrait améliorer la qualité de l'air dans nos classes", explique la directrice des Petits Trèfles Patricia Gielen, "et avec ce système nous ne devons pas ouvrir les fenêtres. Au bout de deux ans, nous nous sommes demandés si c'était vraiment sain pour nos élèves et Bruxelles Environnement est venu mesurer notre qualité de l'air. Il n'y avait pas de problème mais c'est bien d'être rassuré." Et son collègue François Derycke d'ajouter: "C'est pourquoi on est contents d'avoir ce capteur à portée de main."