Bruxelles Ce mécanisme ne décolle pas sur le territoire de la Région bruxelloise. Le MR veut l'intensifier.

En Belgique, il existe très exactement 1 059 partenariats locaux de prévention (PLP) en Belgique. Plus de 100 000 personnes y sont membres. Sur ce bon millier, 875 se trouvent en Flandre, 178 en Wallonie et... six en Région bruxelloise. Pour mémoire, le PLP est un accord de collaboration entre les citoyens et la police locale ou les autorités administratives destiné à organiser une surveillance d'un quartier par ses habitants en accord avec la police.

Trop peu selon les libéraux bruxellois qui, par la voie de David Weytsman et Lucas Ducarme, déposeront chacun une motion dans leurs communes réciproques ces prochaines semaines. 'C'est 150 fois moins qu'en Flandre. La Région bruxelloise a un rôle de coordination et doit aider les communes à mettre des PLP en place. Notamment dans les quartiers qui sont à cheval sur plusieurs communes bruxelloises", commentent les deux libéraux qui appuient leur exposé de chiffres relatifs à la criminalité : "En 2017, il y a eu 7 500 vols dans des habitations sur le territoire régional. En hausse par rapport à 2016. Les vols de voitures et motos, les car-jackings sont également en hausse. Alors qu'en Flandre, ces deux catégories de vols sont en baisse."

Pour le MR, "ce qui est intéressant avec les PLP, c'est que les citoyens contribuent concrètement à renforcer la sécurité de leur propre cadre de vie et/ou de travail. (...) C'est un dispositif qui allie dissuasion, échanges d'information et échanges entre citoyens potentiellement couplé à des conseils en techno-prévention individualisés. Le tout encadré légalement", assurent les deux élus libéraux.

Interrogé au parlement bruxellois, ministre-président Rudi Vervoort (PS) a logiquement botté en touche puisqu'il s'agit d'une compétence liant les zones de police et le Fédéral. "Ces partenariats sont une initiative du SPF Intérieur qui s'adresse aux citoyens et indépendants en partenariat avec les zones de police. Les autorités locales sont en première ligne pour promouvoir et encourager les PLP - et non la Région bruxelloise -, sous l'encadrement du ministère de l'Intérieur", remarque Rudi Vervoort, qui précise par ailleurs "qu'aucune étude scientifique n'a été effectué" sur l'impact des PLP sur la criminalité. "Cet impact reste, dès lors, très difficile à évaluer".