Les faits qui sont reprochés à Serge de Patoul remontent à 2014, lorsqu’il était professeur à l’UCLouvain. Nos confrères de la RTBF relaient les témoignages de deux anciennes étudiantes ayant porté plainte contre le député Défi pour des attouchements survenus lors d’ateliers. Serge de Patoul ne nie pas l’existence de ces plaintes, mais rappelle que “celles-ci ont été classées sans suite”. L’article du média public insinue également la présence d’agissements suspects au sein du parlement bruxellois, “je m’inscris en faux contre ces propos”, rétorque le sanpétrusien.

Caroline Persoons était conseillère communale sur la liste Défi de 2001 à 2018. Quand elle apprend que Serge de Patoul mènera la liste dans sa commune pour les communales, elle décide de ne pas se présenter. “Je n’ai jamais eu de preuve formelle, mais j’ai ouï dire certaines choses”, pour la conseillère communale, concilier son engagement politique avec ces suspicions était impossible. “Quel compromis faire entre mon travail et mes valeurs ? Mon engagement avait-il encore du sens ? […] Je ne voulais pas que mes voix aillent à cette personne.”

Autre fait qui a influencé ce choix, la charge mentale en tant que mère de deux enfants, qui étaient justement au début de leurs études supérieures à l’époque. “Peut-être que si je n’avais pas dû tant me concentrer sur ma famille, j’aurais peut-être pu continuer.”

Enfin, l’article fait également état d’un anachronisme dans la version de De Patoul, qui affirme avoir quitté son poste d’enseignant en 2014 avant même le scrutin et sa réélection. Pour l’intéressé, “la conclusion de l’article de la RTBF est fausse. Il y a un autre déroulé chronologique, les attributions de cours se sont faites avant les élections”, le membre de DéFI avance qu’il était donc au courant qu’il ne donnerait plus cours avant qu’il ne soit réélu.