La chambre du conseil a prononcé un non-lieu dans la mort de l’adolescent de 15 ans dans la station Osseghem.

La chambre du conseil de Bruxelles a prononcé un non-lieu dans l’affaire de la mort de Soulaïmane Jamili, 15 ans, mort le 21 février 2014 après avoir été percuté par une rame, dans la station de métro Osseghem, à Molenbeek.

Contactée hier, le conseil des parents du garçon, Me Constance Selvais, a annoncé son intention d’interjeter l’appel de la décision. Le parquet avait requis le non-lieu lors de l’audience du 27 octobre dernier.

Le jour des faits, Soulaïmane était avec deux amis et avait été interpellé par la police des chemins de fer et des agents de la Stib, dans l’après-midi. Rapidement, l’adolescent s’était retrouvé seul, entouré des agents, après avoir été fouillé et retenu durant 45 minutes.

Que s’est-il passé ? Difficile à savoir, d’autant que les bandes de vidéosurveillance de la Stib ont été amputées d’une dizaine de minutes, juste avant les faits. Juste avant que, pour une raison incompréhensible, Soulaïmane échappe à la vigilance des agents pour se diriger vers la rame de métro et se faire percuter. "La question est : que s’est-il passé pour qu’il se lève et aille ainsi vers la rame ? C’était un gamin pour qui tout allait bien, à l’école comme dans sa famille, ça n’a pas de sens" , indique Me Selvais, qui regrette le manque d’explication quant aux dix minutes de vidéo manquantes. "De plus, le ministère public a jugé bon de dire que Soulaïmane aurait mieux fait d’être à l’école ce jour-là. Mais c’était un jour de congé pour lui ! Pour la famille, c’était terrible à entendre."

L’enquête avait été ouverte chez un juge d’instruction pour homicide involontaire par défaut de prévoyance et de non-assistance à personne en danger. Personne n’avait été inculpé.

L’affaire avait alors fait grand bruit. La famille du jeune Soulaïmane avait organisé une marche blanche en mémoire de la jeune victime.