La société de transports en commun va moderniser son système de surveillance et gérera, d’ici 2025, quelque 15.000 caméras.

Depuis 2007, en vertu de la loi caméra, la police fédérale a théoriquement accès, en temps réel, aux caméras de vidéosurveillance de la Stib. Par contre, ce n’était pas le cas de la police locale.

Selon nos informations, les six zones de police bruxelloises pourront désormais exploiter les images de la Stib. Un accord a été trouvé il y a peu entre le gouvernement bruxellois, la Stib et les zones de police. Un renforcement sécuritaire qui n’est pas étranger au niveau de menace terroriste qui plane sur Bruxelles ces dernières semaines. Par contre, le système n’est pas encore opérationnel nous dit-on au cabinet du ministre-président Rudi Vervoort (PS), car il attend toujours un arrêté d’exécution émanant du ministère de l’intérieur.

Par ailleurs, le ministre de la Mobilité, Pascal Smet (SPA) a précisé en commission Infrastructure du Parlement bruxellois, en réponse à une interpellation du député Sveket Temiz (PS), que la vidéo-protection à la Stib était actuellement en cours de développement. "Un marché public est actuellement en cours d’exécution afin de passer de la vidéo analogique à la vidéo numérique. Le passage au numérique permettra un partage quasiment illimité des images vers d’autres entités, telles que la police fédérale ou la police locale", a annoncé Pascal Smet.

Le nouveau système permettra de visionner et d’enregistrer les images de l’ensemble des caméras gérées par la Stib, soit 15.000 caméras estimées à l’horizon 2025. "Il s’agit des caméras installées dans les stations, dans les espaces privés de la Stib, dans les rames de métro ainsi que dans les bus et trams en surface", précise le ministre.

Le logiciel pour centraliser cette foule d’informations a un coût de 14.324 € (HTV). Relier une caméra au système coûte 152 €/pièce (HTVA). Soit tout de même 2,280 millions d’euros nécessaires pour installer les 15.000 caméras prévues d’ici 2025.

Par ailleurs, une mise en commun des images, notamment avec la SNCB est à l’étude, "vu les nombreuses stations constituant des pôles de correspondances", conclut le ministre.