Lundi 25 janvier a lieu le jugement de la Mission locale d’Etterbeek suite au suicide d'une déléguée syndicale en 2018. Celle-ci a mis fin a ses jours après avoir dénoncé une situation de harcèlement, de discrimination et de pressions subies au travail. "Les délégués ont pourtant respectés toutes les procédures pour dénoncer cette situation inacceptable : interpellations du Conseil d’Administration, plainte à Unia, plaintes au Service de prévention et de protection (SEPP), etc. Et pourtant, la situation a pourri jusqu’au drame", déplore la CNE.

Le syndicat souligne les limites du système de prévention des risques psycho-sociaux mis en place par la loi. "Il est beau sur le papier mais fonctionne très mal dans la réalité. Souvent, Le conseiller essaye de dissuader les délégués de porter plainte. Ensuite, si la personne arrive quand même à déposer plainte, les procédures sont extrêmement longues. Enfin, ces plaintes n’aboutissent quasiment jamais à une amélioration de la situation pour le travailleur ou la travailleuse. La plupart du temps, le conseiller en prévention pour les aspects psycho sociaux aboutit à un non-lieu. Pourquoi ne pas mettre en place un système de plainte pour harcèlement au niveau du service de l’inspection du travail du SPF Emploi ?"

Le syndicat sera présent lundi à 13h devant le Palais de justice "afin d'exiger que justice soit faite pour notre déléguée et envoyer un signal fort contre le harcèlement au travail".