L’agence Bruxelles-Propreté a été renvoyée devant le tribunal correctionnel pour non-assistance à personne en danger et homicide involontaire, annonce L'Echo. Le dossier est lié au au suicide d'un travailleur de l'ABP. 

Employé par l'ABP depuis 1992, le travailleur a subi le harcèlement d'un surveillant qui avait déjà été muté pour faits de racisme. Ce même surveillant a pris différents travailleurs handicapés ou étrangers en grippe durant sa carrière.  A tel point que le travailleur avait porté plainte contre lui et contre l'entreprise. Sans effet. Il avait également tenté de se suicider à deux reprises, en 2013 et en 2014. En 2016, le travailleur s'est donné la mort trois avant son retour au travail, alors qu'il était convoqué par sa direction pour une audition disciplinaire. 

La chambre du Conseil estime que l'ABP n’aurait pas pris la mesure de la détresse du travailleur ni entrepris les démarches nécessaires pour faire cesser le harcèlement. Toujours selon L'Echo, le juge pointe, la "passivité et le laxisme" de Bruxelles-Propreté. "Sans les faits de harcèlement, couplés à des absences de mesures prises par Bruxelles-Propreté, le dommage ne serait pas produit tel qu’il s’est produit", détaille encore l’ordonnance.