La 712e édition du Meyboom s'est déroulée en mode très mineur mais dans la bonne humeur, ce dimanche 9 août en plein coeur de la capitale. Covid-19 oblige, la procession folklorique a eu lieu sans public.

L'arbre a été planté à 14h36. Soit moins de quatre heures après avoir été coupé. Pour mémoire, la date limite de sa plantation est fixée à 17h. Une fois planté, les groupes folkloriques ont entonné une Brabançonne mais sur le coeur, masque sur le visage. L'arbre était plus petit que les années précédentes car le nombre de porteurs a été largement réduit à cause des règles de distanciation sociale. "Nous avons limité le nombre de porteurs à sept. D'ordinaire, ils sont entre 20 et 25", a expliqué le responsable des Bûûmdroegers. Tous les groupes folkloriques étaient présents, en nombre eux aussi limité. 

Tous les participants étaient masqués tandis que le cortège n'a pas suivi son trajet habituel. Malgré l'absence de foule et la moindre présence des groupes folkloriques, cette 712e édition s'est déroulée dans la bonne humeur. "C'est un peu spécial mais on a joué le jeu et je voulais qu’il y ait quelque chose", a déclaré le bourgmestre bruxellois Philippe Close juste après la plantation de l'arbre. "Nous avons planté le Meyboom avec le premier carré des groupes folkloriques. C'est triste de n'avoir ni public ni échoppes mais, malgré la crise sanitaire, la tenue de ce Meyboom, même en mode réduit, signifie qu'il y a de l'esploir."

L'échevine de la Culture, Delphine Houba, s'est réjouie que ce folklore bruxellois puisse vivre cette année. "Cela fait des siècles que cela dure et personne n'a jamais réussi à empêcher que cela se passe, même en temps de guerre. Notre arbre de joie sera bien planté cette année avant 17h". La tradition célèbre une victoire, en 1213, des Bruxellois sur les Louvanistes.