Le produit de la taxe kilométrique que souhaite instaurer la Région bruxelloise pourrait servir à des investissements en matière de mobilité autour de Bruxelles, en collaboration avec la Flandre et la Wallonie, a indiqué dimanche le ministre bruxellois des Finances, Sven Gatz (Open Vld), avant l’ouverture de discussions qui s’annoncent difficiles avec les autres Régions. "Qui affirme que les revenus du péage ne doivent être investis qu’à Bruxelles ? Nous pourrions nous mettre d’accord avec la Flandre et la Wallonie pour que cet argent serve aussi à la mobilité autour de Bruxelles", a-t-il affirmé au journal dominical De Zondag.

Sven Gatz a admis que les négociations qui vont s’ouvrir dans les prochaines semaines avec les deux autres Régions à propos de la "taxation kilométrique intelligente" que souhaite introduire le gouvernement bruxellois se révèlent difficiles. "Mais c’est finalement une situation win-win", a-t-il souligné.

Le ministre a noté que le péage urbain serait compensé pour les Bruxellois par la suppression de la taxe de circulation, ce qui ne sera pas le cas pour les navetteurs.

"Les gouvernements flamand et wallon devront voir comment ils envisagent leur système de taxe routière sur le long terme", a encore dit le ministre libéral flamand, en soulignant que la Commission européenne demande aux États membres de l’UE de passer à une redevance kilométrique variable. Le péage s’accompagnera aussi de corrections sociales et économiques, selon M. Gatz.

"L’intention n’est pas de transformer le péage en ville en jackpot bruxellois. L’objectif principal est de réduire la congestion dans l’intérêt de l’économie, de la santé et du climat", a-t-il conclu.