Pendant un peu plus d'un mois, huit pharmacies bruxelloises ont participé à un projet pilote de tests antigéniques rapides à réaliser sur leur public présentant des symptômes du Covid-19. L'objectif de la Cocom : toucher les publics éloignés des canaux classiques de testing.

Ce mercredi au Parlement bruxellois, le ministre de la Santé Alain Maron (Ecolo) a fait le point sur le projet, suite à une demande de la députée libérale Françoise Schepmans. Il a notamment indiqué que 426 personnes ont été testées, dont 55 se sont révélées positives, soit un taux de positivité de 13%. "Ce taux est plus élevé que la moyenne bruxelloise car le projet vise des personnes symptomatiques, ce n'est donc pas interpellant."

Le ministre a souligné le travail des pharmaciennes et pharmaciens, à travers ce projet, de la sensibilisation à l'isolement et de réorientation vers le médecin généraliste si besoin. Il a par ailleurs précisé que l'association pharmaceutique belge (APB) fait actuellement des recherches de faisabilité et d'implémentation dans de nouvelles communes, sur base des chiffres sur la vaccination et le testing des différentes communes. "Nous attendons une proposition concrète. Ce projet pourrait donc être étendu à toutes les pharmacies qui le désirent et qui sont disponibles."

Il y a un mois, la Cocom s'était dite satisfaite des résultats de l'initiative. "Nous sommes très satisfaits parce que nous avons atteint un groupe très spécifique de la population qui n’est pas touché par les canaux habituels (médecin généraliste ou centre de test), expliquait Barbara Verboven, responsable du projet. On peut conclure qu’on est vraiment complémentaires à ces canaux, d’autant qu’on renvoie systématiquement ces patients vers un médecin quel que soit le résultat."