Bruxelles Une réunion est prévue à la fin du mois de juin entre la secrétaire d’État à la Sécurité routière et la zone de police Ouest.

Il n’existe toujours pas d’accord permettant l’installation d’un radar tronçon dans le tunnel Léopold-II. Pour rappel, cette mesure initiée par la secrétaire d’État bruxelloise en charge de la sécurité routière Bianca Debaets (CD&V) avait fait l’objet d’une polémique en mai dernier lorsque le bourgmestre de Koekelberg, Philippe Pivin (MR), avait annoncé qu’il veillerait à ce que la zone de police place le curseur de la verbalisation à 70km/h, au lieu de 50, au moment où le dispositif serait opérationnel.

Interrogée sur cette thématique en commission Infrastructure du Parlement bruxellois par les députés Cieltje Van Acheter (N-VA) et Bruno De Lille (Groen), la secrétaire d’État s’est appuyée sur une étude de l’IBSR datant de 2007 pour faire valoir sa position. "L’étude conclut qu’après la modernisation et la modification des infrastructures de sécurité, la vitesse autorisée dans le tunnel Léopold-II pourrait être fixée à 70 km/h. Ces conditions ne sont cependant pas satisfaites. Le gouvernement a décidé de limiter la vitesse à 50km/h afin de minimiser le risque d’accidents graves étant donné l’état actuel de l’infrastructure du tunnel."

Et de s’appuyer sur quelques chiffres : en 2005, la vitesse moyenne en dehors des heures de pointe avait été sensiblement réduite grâce à un renforcement des contrôles intensifs et était passée de 85 km/h en 2004 à 58 km/h en 2005. Le nombre d’accidents est passé de 25 à 9 et le nombre d’accidents impliquant des blessés de 13 à 3. "Pour la sécurité routière, il apparaît donc clairement que la vitesse de 50km/h est plus appropriée", conclut Bianca Debaets.

Mais pour être mis en service, le radar tronçon doit faire l’objet d’un protocole d’accord entre le gouvernement bruxellois, le parquet de Bruxelles et la zone de police Ouest. Et c’est là que ça coince ! Bianca Debaets a fait état d’un courrier récent émanant du collège de police de la zone Ouest. Celui-ci communique sa décision d’utiliser les radars tronçons afin de constater les excès de vitesse tout en appliquant un certain seuil de tolérance. Motif invoqué : trop élevé, le nombre d’infractions risque d’être ingérable. "ll n’est pas rare qu’un seuil de tolérance soit appliqué lors de contrôles. Cette situation peut évoluer. Une nouvelle réunion de concertation est prévue fin juin, après quoi nous pourrons procéder à la signature des protocoles", a précisé Bianca Debaets.