Pour Patrick Bontinck, directeur de visit.brussels, il est encore trop tôt pour faire un bilan du tourisme estival. "J’attendrai septembre mais la situation est d’ores et déjà catastrophique", lâche-t-il. Et le passage en rouge sur la carte du coronavirus ne va sans doute pas arranger les choses."

"Bruxelles vit la même chose que les autres grandes villes, Paris, Amsterdam ou Rome… Les gens plébiscitent davantage la mise au vert ou les destinations côtières au détriment des villes, analyse Patrick Bontinck. Nous avons les mêmes perspectives que les grandes villes. Tout dépendra de l’épidémie et du rétablissement des lignes ferroviaires et aériennes. Pour l’instant, les signaux ne sont pas au vert."

Visit.brussels poursuit ses actions de promotion. "Nous espérons une remontée en septembre avec le tourisme d’affaires et de week-end. La situation est compliquée pour le moment mais il faut rester optimistes."

Et de poursuivre sur les nouvelles un peu moins chagrinantes : "Les chiffres de contaminations semblent se réduire. Les règles concernant les soldes s’assouplissent et le nombre de public aux spectacles a été élargi. Nous ne sommes pas optimistes mais un peu quand même."

Du côté des hôtels bruxellois le soleil n’est pas au beau fixe non plus. "La situation n’a pas évolué depuis début août, confie Rodolphe Van Weyenbergh, secrétaire général de la BHA (Brussels Hotels Association). Le taux d’occupation est de 10 % dans les hôtels bruxellois, ce qui signifie que neuf chambres sur dix sont vides."

Pour le représentant des hôtels de la région, la saison touristique est désastreuse et le passage en rouge n’est pas rassurant pour la suite. "Nous appelons à la mise en œuvre urgente de la décision de la Région bruxelloise d’octroyer une prime de 200 euros par chambre par mois pendant 5 mois et demi, de mi-mars dernier à la fin du mois d’août. C’est la mesure indispensable qui contribuera au sauvetage du secteur ."