Bruxelles Les travaux des tunnels Montgomery et Reyers devaient déjà avoir débuté en août.

C’est avec une impatience bien marquée que la commission Infrastructure a découvert hier le plan pluriannuel d’investissements pour les tunnels bruxellois.

Le ministre de la Mobilité, Pascal Smet (SPA) a annoncé que l’ensemble des tunnels de la capitale seraient rénovés dans les 10 à 15 ans à venir. Une information qui était attendue depuis mai. "C’était prévu de présenter cela après les vacances avec l’ancien président de la commission, Boris Dilliès", explique Pascal Smet.

L’objectif du gouvernement est principalement d’offrir une vision dynamique et proactive à long terme grâce à une maintenance accrue et des rénovations très approfondies. "On peut dire que nos tunnels sont trop vétustes. Aujourd’hui, on gère les risques parce que ceux-ci sont toujours présents. C’est inhérent à ce matériel vieillissant", rapporte Pascal Smet.

Concrètement, certains travaux ont déjà pris du retard. C’est le cas du tunnel Reyers et de celui de Montgomery. On devrait attendre fin novembre avant de voir débuter les chantiers.

Les travaux du tunnel de la porte de Hal sont, eux, dans les temps. "Ce chantier continuera jusqu’en janvier 2019. C’est un chantier très stratégique", raconte Pascal Smet. Le tunnel reste ouvert pendant les travaux et des mesures de sécurité spécifiques ont été mises en place.

Bruxelles Mobilité mène actuellement une analyse pour la rénovation des tunnels Belliard, Loi et Cinquantenaire. Celui de Louise et Stéphanie est, lui, en préparation.

Les chantiers du tunnel Léopold II vont, quant à eux, démarrer dès le début de l’année prochaine. La procédure de marché public est actuellement en cours. L’attribution du contrat devrait d’ailleurs avoir lieu à la fin de l’année ou début 2018. La plupart des travaux seront réalisés en 2019 et 2020. Il s’agit d’une rénovation complète, impliquant le remplacement de l’électromécanique et l’aménagement de sorties de secours supplémentaires. "Ce sont des travaux très importants qui seront réalisés par de grands consortiums. Bruxelles Mobilité est d’ailleurs aidée dans ce dossier par des experts extérieurs dans les domaines juridiques, techniques et financiers", détaille Pascal Smet.

Toutes ces rénovations devraient permettre aux tunnels bruxellois de réduire leur nombre de jours de fermeture. L’infrastructure représentait l’an dernier un peu plus de 10 % de ces problèmes selon le ministre de la Mobilité. Un chiffre qui était déjà en baisse par rapport à 2015. La tendance devrait donc se confirmer une fois l’ensemble des rénovations terminées d’ici les 15 prochaines années.