A Neder-Over-Heembeek, les opposants au tram continuent de se faire entendre. L'association DRP (Droit de rouler et de parquer) a pris ce dossier à bras-le-corps. Le 8 janvier, l'ASBL a envoyé un courrier aux 49 conseillers communaux, échevins compris, de la Ville de Bruxelles afin de faire fléchir la décision de la Stib concernant le choix du véhicule. "Les représentants du peuple ont encore bien le temps de se pencher sur le choix du véhicule acceptable par les citoyens, libéré du dogme du tram diffusé depuis des années par la STIB, alors que des bus électriques de belle capacité existent et que le chantier est trois fois moins long", peut-on lire dans la missive signée par Marie Cornelis, représentante de DRP et habitante de Neder-Over-Heembeek.

A l'instar de cette riveraine, pour de nombreux habitants de Neder-Over-Heembeek, le bus bi-articulé du réseau De Lijn est une meilleure alternative au tram. car "il transporte autant de passagers, circule partout et nécessite moins de travaux". La Stib contredit ces arguments : "Un bus bi-articulé est beaucoup plus large qu'un tram. Il ne pourrait pas passer dans toutes les rues et emprunter le site propre du tram. Et, un bus bi-articulé peut transporter 137 personnes contre 184 pour un tram moyen T3000". La Stib et la Ville de Bruxelles rappellent également que ce projet de tram est bien avancé et que le sujet a déjà été abordé maintes fois. "Ce projet tram a été accompagné d'un processus participatif inédit, précise Benjamin Adnet, directeur de la communication du cabinet des échevins Ecolo Bart Dhondt et Arnaud Pinxteren, respectueusement échevin de la mobilité et de la participation citoyenne qui ont tous deux participé au projet. Il y a eu un comité d'accompagnement composé de citoyens et de nombreuses réunions. Nous ne partageons pas le même projet de ville que DRP".

"Il y a toujours des mécontents à l'arrivée d'un bus ou d'un tram, constate la chargée de communication de la Stib, mais il y a aussi des gens qui sont satisfaits".