Bruxelles

Des travaux seront effectués en extrême urgence pour déplacer les enfants de l'actuel hangar vers les ateliers de mécanique de l'athénée royal Leonardo da Vinci, qui seront transformés en salles de classe.

L'ensemble du personnel de l'école fondamentale les Goujons à Anderlecht et de nombreux professeurs de l'athénée royal Leonardo Da Vinci, soit un total de 50 à 70 personnes, ont marqué un arrêt de travail mercredi matin à la première heure de cours pour dénoncer leurs conditions de travail, particulièrement pénibles en hiver.

Une délégation de la Fédération Wallonie-Bruxelles s'est rendue sur place et s'est réunie avec les syndicats et membres du corps enseignant. Des travaux à court et long termes ont été planifiés. Des travaux seront effectués en extrême urgence pour déplacer les enfants de l'actuel hangar vers les ateliers de mécanique du rez-de-chaussée de l'athénée royal Leonardo da Vinci, qui seront transformés en salles de classe.

Une solution est recherchée pour qu'ils ne doivent pas partager la cour de récréation avec les élèves du secondaire. Une enveloppe de deux millions d'euros a en outre été débloquée pour réaliser les travaux dans le bâtiment situé à proximité, initialement destiné à accueillir l'école fondamentale.

Les syndicats sont ravis de la gestion du problème.

Lundi, ils appelaient en front commun à effectuer des travaux dans les bâtiments et à trouver une solution viable pour l'hiver. "L'école a été créée il y a deux ans", rappelle Fabrice Pinna, secrétaire permanent CSC-Enseignement Bruxelles. "L'installation dans ce hangar devait initialement être temporaire mais, aujourd'hui, on a plus d'une centaine d'élèves de maternelle et de primaire. Il n'y a ni fenêtres, ni chauffage adéquat."

M. Pinna pointait encore la toiture, qui n'est pas isolée, et l'absence de toilettes. La seule solution proposée jusqu'alors était d'installer ces enfants au 4e étage d'un bâtiment qui appartient au secondaire. L'ascenseur y est toutefois en panne et les escaliers n'ont pas de contremarches, "ce qui est impensable pour des enfants de maternelle".