Bruxelles

A partir de ce vendredi, les sociétés qui veulent exploiter dans la capitale un dispositif de trottinettes doivent disposer d'une licence.

Elles ne cessent de faire la une de l’actualité depuis plusieurs mois : à Bruxelles, les trottinettes électriques en libre-service sont partout !

On connaissait déjà Troty et Bird – toutes deux en pause hivernale –, ainsi que la société américaine Lime. Mais depuis cette semaine, trois nouvelles entreprises ont fait leur apparition : Dott (une start-up basée à Amsterdam et active dans le périmètre du quartier européen), Flash (entreprise berlinoise qui propose des trottinettes dans le quartier de la gare du Midi et dont le cofondateur est bruxellois) et, enfin, une autre entreprise allemande, Tier Mobility, dont les trottinettes se trouvent dans l’hypercentre.

Parmi ces six entreprises, une seule est belge : Troty, basée à Bruxelles. “Ce constat s’explique, confie-t-on au cabinet du ministre bruxellois de la Mobilité Pascal Smet (SP.A), par le fait que Bruxelles est considérée comme une ville propice aux développements de solutions de micromobilité. Les start-up se rendent compte qu’il y a une véritable demande pour les très courts trajets et que ces modes de transport vont, à l’avenir, se développer dans les villes. Tous les acteurs internationaux viennent donc tester leurs solutions urbaines de mobilité à Bruxelles”

La concurrence fait donc rage entre ces différentes start-up qui répondent à l’importante demande en Région bruxelloise. En effet, de plus en plus de Bruxellois utilisent ces modes de transport alternatifs pour se déplacer dans la capitale. Toutes ces entreprises fonctionnent de la même manière, via une application à télécharger. Il suffit ensuite d’introduire les coordonnées de sa carte de crédit pour accéder aux différents emplacements des trottinettes. Ensuite, grâce au scan d’un QR code, l’usager peut enfourcher sa trottinette et circuler dans Bruxelles. Vitesse de pointe : 25 km/h. Les tarifs proposés sont sensiblement identiques pour chaque entreprise. Par exemple, le coût d’activation d’une trottinette Lime est de 1 euro, avec un forfait de 15 centimes par minute, tandis que le coût d’activation d’une trottinette Flash est de 50 centimes, avec un forfait de 0,99 euro par kilomètre.

En revanche, l’arrivée sans crier gare, faute de cadre légal, de nouveaux opérateurs offrant ce type de service au cours des derniers mois a rapidement engendré son lot de nuisances sur l’espace public, en raison de l’abandon de ces engins en location un peu partout – surtout sur les trottoirs -, sans préoccupation des conséquences pour les autres usagers.

Raison pour laquelle les sociétés et autres start-up qui veulent exploiter dans la capitale un dispositif de vélos, trottinettes ou autres engins à deux roues en libre-service doivent disposer d’une licence dès aujourd’hui. L’objectif est de limiter l’impact de ce mode de déplacement sur l’espace public, la sécurité routière, la santé publique et l’environnement, ainsi que sur la protection des consommateurs, et sur la mobilité. Précision utile : les entreprises qui sont déjà sur le marché et qui disposent de minimum 100 véhicules ont six mois pour se mettre en ordre.